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 Un livre pour nous emporter ailleurs...

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MessageSujet: Un livre pour nous emporter ailleurs...   Lun 20 Juin - 14:51

« Pouvait-elle saisir? Pouvait-elle comprendre la gravité de la situation? Si elle ne le pouvait pas, alors qui le pouvait? L’être qui avait fait ce qu’elle était? Les gens qui l’entourerait une fois découverte? Qui? Quel homme ou femme pourrait comprendre ce qui se déroule dans son corps vide de toute chose. Elle n’est plus rien. Corps désolé par l’impression de n’être plus qu’un objet parmi les objets. Elle avait pourtant tout pour être heureuse. Mais est-ce donc une raison nécessaire pour concevoir le fait que tout cela, ne devait arriver qu’à une autre? Beaucoup de gens seraient heureux, si leurs possibilités de bonheur calibrait leurs destins. Mais il n’en ait rien. Il n’existe pas de chose du genre. Il n’existe même pas de justice. Il n’existe plus rien, si ce n’est elle. Ce corps délaissé dans sa tristesse à l’ombre de la civilisation et des mœurs de l’époque. Elle est la chose, qui démontre comment l’homme n’est plus. Oui. Elle n’est que ça. Une chose. Une chose indigne de mourir, voué à ne plus voir les choses que par les barreaux sur laquelle se pose sa tête, suant à grosse gouttes le long de son crâne et perlant doucement le long de barreaux glacés, seul présence véritable la retenant du vide. Elle est là, pourtant, personne ne la voit. Son corps se déchaine en spasme léger, mais rien n’y personne n’y fait plus attention. La société a vu naître ses démons, sans jamais faire attention à les supprimer. Logique, lorsque l’on pense que tout n’est que péché.

Pourtant cette journée avait si bien commencé. Mais à l’heure d’aujourd’hui, qui pouvait prétendre qu’elle se terminerai un jour? Qui pourrait dire que demain se lèvera et que tout ira dans une perfection faisant oublier les hier trop brusques? Personne. Elle porte sur elle la marque de son déclin. Elle est, ce que nul ne pourrait être. L’objet qui a fait naître la déraison. Car l’on ne parle plus ici d’une femme, mais bien d’un objet. Une chose plus ou moins importante laissant son corps serpenté de façon insolente les marches de marbres, seules forces soutenant ce corps qui n’abrite ni vie ni mort. Elle est là, contemplant le vide. Laissant son âme s’introduire et plonger en lui, tréfonds d’un être qui veut perdre la raison, pour ne plus avoir à faire face. Face à quoi? À la vérité. Cette chose désiré par tous et dont elle n’a cure. Qu’Est-ce qui pourrait faire naitre en elle un quelconque intérêt de toute manière? La mort? Elle fait déjà partie d’elle. La vie? Elle n’est plus. L’amour? Futile occupation l’ayant menée à un trépas non désiré.

Ou peut-être que si. Son trépas est-il l’œuvre d’un autre, ou d’elle-même? Nul ne saurait le dire parait-il. Mais les apparences sont trompeuses. La vérité est tout autre et nul ne désire la savoir. Quelle drame serait-il de savoir que cette dépravation fut voulu avant qu’elle ne tourne à l’annihilation de cette femme. Quelle tragédie, les regards de la famille et des amis devant cette débauche de sang et de sueur. Quelle immondice, de devoir vivre avec ce fait. Je me suis tué et je dois vivre avec. Comment considérer cela sans ne pas perdre la tête? Peut-être l’a-t-elle perdu au fond. Peut-être que tout cela n’a en réalité plus véritablement d’importance. Tant de question, dont elle est la seule détenteur de réponse. Elle, et l’autre. Cet être pour qui elle fait aujourd’hui face au vide, retenu par ses barres de métal d’orées. Elle fait face au vide, y jetant ses souvenirs qui reviennent comme des boomerangs en pleine tête, déclenchant quelques haut le cœur, avant que la monté de liquide acide ne redescende dans les bas fond de ses entrailles. Tous ces souvenirs, étaient-ils fondés? Ou simple illusion portant vers ce moment? La question aurait pu se poser dans son regard, s’il n’affichait pas simplement deux vitres opaques où ne brille aucune vie, ni aucun espoir. Deux boules d’eau asséchées pointant vers ce vide. Tendant vers lui, sans jamais réussir à s’y jeter. Comme si la couleur qui manquait se trouvait au fond du gouffre. Comme si perdre tout espoir était la chose dont elle avait besoin pour retrouver goût à la vie. Goût à la vie. Est-il ironique, de ne plus vouloir goûter à celle-ci? De regretter ces moments où l’on a fait que tâtonner au lieu de croquer à pleine bouché ces moments qui passent trop vite? Les regrets la prendrait-elle au corps et à l’esprit en cette heure tardif?

Allez savoir. Plus un son ne sort, plus rien ne semble en vie. Pas même son ventre qui ne se lève qu’occasionnellement lorsque le manque d’air se fait trop important. Ou lorsqu’elle a besoin d’une force légère pour reprendre dans sa main le barreau de métal sur lequel elle glisse par la sueur et le sang gisant dans sa main et recouvrant peu à peu l’objet d’or qui devient aussi moite et glissant que son front. Elle est là, mais n’est plus. Son corps se contente de spasme et de réflexe, comme celui de s’accrocher à ce barreau pour éviter de tomber dans ses escaliers. Ces marches aussi belle que dangereuse pour ce corps cassé. Non, ses os sont intactes et ses membres entiers, mais la cassure est tout autre. Elle n’est pas non plus intérieur, elle est…autre part. Qui pourrait la définir? Personne, aucun psychologue ni médecin ne pourrait dire ce qui s’était brisé en elle. Encore, elle est la seule à détenir la clé de ses propres réponses. Car il n’y a plus de question, envolés les doutes et autres questionnement sur la vie, le réel, l’amour, la science, plus rien n’est présent et en même temps, tout est là. Face à elle s’étant une réalité que son corps ne veut fuir. Même si au final, même munit de toute la volonté du monde, elle n’aurait pu… Tout est là, mais rien n’est présent. Tout est décidé, mais rien n’est choisis. Ou peut-être est-ce le contraire? Elle l’avait dis, pourquoi ne pas tenter ce genre de chose? Pourquoi ne pas se laisser à la folie un temps bref. Vingt minutes d’une vie, ce n’est rien au final, surtout quand l’on est amoureux, non? Elle vous dirait surement que oui, mais aujourd’hui, le pense-t-elle encore? Qui pourrait dire que non, qu’elle n’a pas voulu tout ça? Qui pourrait dire que non, car c’est un autre qui l’a poussé à cet état? Tous se tromperait, et elle le sait. Elle-même a choisit de vivre ce moment, risquant d’atteindre la limite qu’elle arpente. Elle savait, elle y a réfléchis, et elle a accepté. Désiré ce moment, voilà sa plus grande erreur, mais jamais elle ne l’a concevra ainsi. Elle a fait ce qu’elle voulait et avait dit de faire. Et aujourd’hui? Il n’y a plus que les regrets? Non, il n’y a plus qu’un moment. Et toujours ce vide qu’elle contemple sans le regarder. Le sol n’est pas son but. Une chute serait trop simple. Elle ne veut que le vide, le néant, l’achèvement, mais pas la mort. Ca elle l’est déjà, nous le savons. Mais soudain elle glisse. Le marbre se couvrant d’une pellicule de sueur fatale à son corps qui glisse le long des marches avant un arrêt tout aussi rapide et court que la chute. Le choc est rude, mais le corps ne fait que bouger au grès des mouvements de la descente. Pas une plainte, pas un murmure ni même soupir. Le corps reste là. Tendu entre ciel et terre, posé sur cette pierre glaciale qui hérisse les poils de la peau mate étendue mollement dans cette cage d’escalier. Elle est là, la tête posé sur une marche, faisant toujours face au vide, avec un regard aussi vide que le néant. Le visage ni chaud, ni froid, sans émotion. Même la mort serait plus expressive que son visage. Une visage sur lequel reste collé quelques mèches noir d’ébène, mouillé par la sueur d’un corps qui est tordu en une position aussi improbable qu’il ne peut être l’œuvre que d’un objet. Mais au final. C’Est-ce qu’elle est non? Un objet parmi tant d’autres, qui gisent à ses cotés. Des boîtes de bois et de métal, desquels s’échappent des jouets et d’autres objets aux allures aussi folles que démentes. Fruit d’une imagination pour enfant, qui vire à l’angoissant. Car si la vie semble avoir quitté le corps de la jeune femme, ces objets eux, semblent bels et biens vivant. Regardant de leurs yeux de billes le curieux spectacle d’un nouveau jouet d’un nouveau genre dans une nouvelle situation encore plus loufoque que les précédentes et que nul autre, ne saura jamais égalé. Oui, les jouets se rit d’elle. Au fond, elle n’est même plus un objet. Elle n’est plus. Juste ce qui reste de ce qu’elle aurait pu être et fut. Elle n’est plus qu’un passé certain et un futur qui aurait pu, mais qui ne sera sans doute jamais.

Ses jambes alors vacillent une dernière fois. Elles se cognent, frottent et tombent, finissant leurs dansent aussi vite qu’elle n’avait commencé, laissant suinter milles filets de sang le long de leurs êtres, se baignant alors dans une flaque de sang et de sueur, mélangé à d’autres liquides inconnues. Ces jambes, vêtus d’un filet de cuir, déchiré et tailladé par quelques endroits, ne sont plus rien. Elles n’ont plus la force qui permettait à la jeune femme de marcher droit vers son destin, de ne pas plier face à l’adversité et aux coups bas. Elles avaient soutenu cet être hors du commun jusqu’alors. Mais aujourd’hui, elles ne pouvaient plus rien faire pour elle. Juste rester là et attendre patiemment avec elle. Quoi donc? Le vide.

Et alors que le silence commençait à hurler sa présence, rendant la scène plus incroyable qu’elle ne le pu être déjà, un grincement vint tout briser. Un grincement métallique, de deux métaux se frottant l’un contre l’autre, marquant l’autre de son passage, comme une étreinte où l’on griffe le passage de nos mains sur le corps que l’on cherche à s’accaparer. Cette étreinte, augmenta, peu à peu, le grincement léger devint lourd, comme le tic-tac d’une horloge annonçant l’heure de la fin. Et c’est lorsque résonna le dernier grincement, qu’un bruit terrible survint. Son de corps et d’objet tombant et se fracassant le long d’un escalier blanc, maculé aujourd’hui de sang. Liquide prit au corps, qui git maintenant tête vers le bas, les membres brisés par une position impossible, tordant ses os et ses muscles à la déchirure. Mais son visage ne bouge pas. Il reste le même, même si son nez se voit maculé de plus de sang qu’auparavant, même si ses cheveux s’imprègne maintenant de ce liquide vermeille qui les colles en une patte noirâtre, séchant sur la paroi gelé qu’est le sol du seuil de son appartement.

Là devant sa porte, le visage tourner vers le ciel. Elle ne bouge toujours pas. Rien n’a changé, si ce n’est les spasmes qui se font de plus en plus régulier, devenant peu à peu les percussions d’une musique frénétique, faisant revenir de plus belle, le liquide acide qui s’échappe de ses lèvres, provoquant des sursauts alors que la tête ne bouge plus que par réflexe et que ses lèvres fines se voient imbiber de ce que doucement son ventre rejette, qui prendra bientôt place sur le sol sur lequel elle s’étend encore et toujours. Consciente et inconsciente de ce qu’elle est et sera. Mais après tout, elle s’en fou. Plus rien n’a d’importance. Elle est là pour n’être qu’une chose, le dernier déchet de l’humanité délaissé après avoir été consumer de la plus belle des façons. Car oui, elle fut heureuse. La joie pu se lire dans son regard lorsque tout se mit en place et que doucement, son destin ce scella. Oui, elle était consciente de toute et acceptait cela avec une joie sans précédente. Mais non, elle ne cru jamais qu’elle en arriverait là… Elle en était sûr. Aussi sûr qu’elle savait que toute sa vie n’avait eu de but que ce moment qu’elle partageait avec ce qui se trouvait à ses cotés. L’escalier qui la meurtrissait, les jouets qui la déchirait et les portes fermés à sa peine. Tous étaient présent pour elle, pour que son destin agisse et se dessine ici même, alors qu’à nouveau elle se perd dans le vide. À nouveau? C’est vrai, elle n’a jamais quitté cet contemplation. Et son visage n’est plus qu’à l’image du reste de ce qu’elle est. Une chose affreuse à regarder.

Mais tout avait si bien commencé. Oui, vraiment, elle était heureuse. Cet être la rendait heureuse, et elle ne pouvait lui dire non. Après tout ce serait marrant. De nouvelles expériences pour de nouveaux jeux ! Elle serait le jouet et il serait l’enfant. Et elle accepta, tout, sans rechigner. Le fil de fer autour des poignets et des bras, accroché à la cage d’escalier la retenant ainsi et lacérant ses bras à chaque fois qu’elle forçait dessus. Elle l’accepta, sauf qu’elle ne vit pas que ce fil de fer était gorgé de pointe, tel un barbelé. Mais lorsqu’elle sentit la douleur, elle accepta. Comme celle qui s’agitait sur elle, ouvrant quelques plaies légères sur son ventre et ses hanches. Elle avait tout prit pour elle. Les coups sur les fesses, les vêtements déchirés. Les positions animales. Les violences à outrance. Elle s’était même surprise à aimer ça, et à crier son désir d’en avoir encore et toujours plus. Même lorsque ses orifices, assez grand pour contenir un sexe, se vire remplit par un être soit humain, soit végétale ou bien métallique, comme la lame qu’elle lécha avec insistance ce coupant la langue dessus et y trouvant un plaisir nouveau. Comme le concombre qui lui déchira l’anus avant de prendre sa place complétement en son être. Comme l’homme, qui giclait dans ses va et viens dans son vagin, alors qu’il la ravageait. Elle avait tout encaissé et tout aimé. Elle n’avait aucune limite. Mais c’est là que les choses virèrent au cauchemars. Les barbelés fendirent les veines, l’anus fut déchiré, et la pointe du couteau vint transpercer un œil, avant que l’autre ne suivent la même fin en restant lui accroché au barbelé qui retenait ses mains. Ses fesses furent lacérés, son être dévasté. Mais elle avait prit du plaisir à cela. Alors comment pouvait-elle ne pas accepté? Elle ne pouvait pas, même si son corps commença à rejeter le concombre, qui fut suivit par quelques défécations liquide dans lequel ses fesses et son dos plongeaient, se mélangeant au sperme qui suintait le long de son entre-jambe…

Elle n’était plus rien, mais ne pouvait rejeter la faute sur un autre. Elle avait aimé, elle avait accepté, elle avait choisi et fait ce qu’elle voulait faire, peu importait les conséquences. Elle n’était plus rien, mais n’en avait plus rien à faire. Elle était morte et vivante à la fois. Elle était… un jouet.

Un jouet, qui portait une marque. Une marque bien connu d’un être qui vint à saisir l’action et à s’approcher de la jeune femme qui n’avait plus rien de vivant dans son regard. L’homme la contempla un temps, puis se saisit d’elle, cherchant la vie dans ce bout de chair qui ne bougeait plus. Morte? Non, elle vivait encore. Elle était belle et bien de ce monde, mais ne bougeait plus. Paralysé? Non plus, car son regard se tourna vers l’homme dont la chevelure laissait penser à un ciel un jour de beau temps. Elle tourna son visage vers lui, posant sa main sur son visage, en usant dans les restant de force qui lui restait. Puis dans un dernier murmure, elle les dis. Ces mots qui n’était fait pour personne, surtout pas pour lui. Mais il comprit à qui était sans doute porté ses mots. Lui et son alter ego. Lui et l’être qui fut sien et son contraire. Elle portait la marque de sa décadence et de ses actes. Il était revenu d’entre les souvenirs mort, portant un coup fatale à l’homme qui regardait avec tristesse le corps plein d’amour qui se tournait vers lui.

Cette femme qui répondait au nom de jeanne. Cette femme qu’il avait aimé, porté sur son corps la marque. Sa marque. Celui de son frère.

William. 

...Waou, puissant le bouquin de la dirlo !»
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Hinako Naomira

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Messages : 12
Date d'inscription : 02/06/2011

MessageSujet: Re: Un livre pour nous emporter ailleurs...   Jeu 23 Juin - 11:45

    La journée avait si bien commencé. Pour une fois aucuns incidents n’étaient à déplorer ce qui est assez rare dans cette académie. J’ai beau me démener pour essayer d’y faire régner l’ordre mais les ados atteint de la maladie n’en font toujours qu’à leur tête.

    Quoi qu’il en soit un petit moment de pause serait le bienvenu. Je me dirigeais donc vers mon bureau, là où je savais que je serai au calme, sans que personne ne m’importune… Pourtant aujourd’hui ne devait pas être la journée. En effet lorsque je montais les escaliers et arrivais tranquillement à mon bureau j’aperçu la porte de celle-ci légèrement entre ouverte.

    Alors que je posais mon oreille un peu sur la porte pour écouter s’il y avait du bruit, quel ne fut pas ma surprise quand j’entendis le bruit de page qui se tournait. Tranquillement néanmoins je pénétrai dans la pièce faiblement illuminée par quelques lampes. Un jeune homme se trouvait là, debout près de ma bibliothèque en train de lire… un des livres que j’avais écrit il y a quelques années. D’une voix douce je commençais donc à lui parler.


    « Bien le bonjour… J’espère que ce que vous lisez vous plait… »
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